Voici la réponse intégrale que je fais au billet dont Denis SZALKOWSKI (c’est un type, ni plus ni moins, blogueur militant beaucoup nulle part (sinon dans son petit monde intérieur) qui semble jalouser sans doute le fait que l’on me voit un peu partout …) et dont une version plus courte (à peine …) est publiée en commentaire à son billet.

Permettez, Monsieur SZALKOWSKI, que je livre ici ma pensée quant à votre billet. Vous me le concèderez, n’ayant pas daigné m’en prévenir, ne serait-ce à sa parution. Or, la moindre des politesses eût été de m’avertir que vous publiez ce billet qui ne parle que de moi, en somme !

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© Europe Écologie

Une dynamique qui doit croître encore, ne pas se reposer sur des lauriers qui ne sont que bourgeons et qui doit achever de rassembler les forces pour pouvoir élargir ce rassemblement aux Français, sans discours alarmiste, lors des prochaines échéances, notamment cantonales, voilà ce qu’est pour moi Europe Écologie aujourd’hui, quoique cette définition ne soit pas exhaustive et plutôt inscrite comme une photographie instantanée. C’est aussi une force suffisante pour viser ET les présidentielles ET un groupe parlementaire assez fort pour pousser la majorité parlementaire et gouvernementale (quelle qu’elle soit) à ne pas travailler que pour ses seuls électeurs. C’est aussi, surtout, ne pas vouloir « écologiser » le partenaire socialiste, mais peser face au PS comme face à l’UMP. C’est la troisième force politique en France, il ne lui reste qu’à devenir vecteur de la “troisième voie” (cf. Anthony Giddens) et à agir au niveau européen pour être la formation qui réconciliera les Français avec l’Europe (cf. le “rêve européen”, Jeremy Rifkin) après avoir réconcilié les Français avec la politique. Bref, c’est faire du neuf, tirer les enseignements des écueils du passé, innover, innover, innover, pour réussir, juste ce qu’il est possible, de changer le monde. L’esprit est jeune, et les jeunes sont justement un public qui se retrouve bien dans cet esprit innovant. Après tout, ce sont les jeunes qui conjuguent l’Histoire au futur, quand d’autres ne la conjuguent qu’au passé et pensent la conjuguer au présent. La diversité, le lien intergénérationnel, les libertés publiques ou la gouvernance des territoires, la justice sociale et les solidarités, l’évolution soutenable, et bien d’autres idées, sont au coeur des préoccupations, en ces temps tourmentés. Nous avons des atouts à mettre en valeur en nous rassemblant.

La forme que doit revêtir EE pour un fonctionnement démocratique doit, à mon avis, revêtir les principes fondateurs de la pensée fédéraliste : subsidiarité, suppléance et péréquation. Que chacun trouve la place qui lui convienne. La proximité doit être un maître-mot.

L’idée de coopérative me plaît bien aussi. Un homme/une femme = 1 voix. Ca peut paraître simpliste, voire archaïque, mais je crois qu’à notre époque carctérisée par le paradoxe entre un individualisme primaire et une société de moutons, cette solution redevient résolument moderne.

Quitte à inventer un nouveau mode de gouvernance politique, autant ne pas craindre de l’inventer aussi en interne, non pas en cherchant à pondre un “truc” sorti des limbes, mais bel et bien en sélectionnant les bons principes dans les modèles existant. Un “mix” entre fédération et coopérative, mais qui, statutairement, devra sans doute non pas s’appeler mais se définir comme un “parti” politique, vu les règles de financement public en vigueur aujourd’hui … Je pense que le terme de “mouvement”, s’il n’est pas nouveau, a le mérite de ressembler le plus à la réalité d’EE : il évoque une dynamique, et non pas quelque-chose de figé. Le nom “Europe Écologie” est à conserver, c’est celui que nous avons fait connaître et la dimension européenne me sied. L’idéal serait, bien sûr, que nous soyons un vrai mouvement international et que les Verts de toute l’Europe fusionnent de la même façon dans un mouvement “Europe Écologie” paneuropéen ! (je pense bien que ce n’est pas pour demain … mais n’avons-nous pas déjà vu qu’aujourd’hui est déjà un autre jour !?)^^

© http://www.developpementdurable.com

L’écologie politique se structure donc en France jusqu’à l’automne prochain. Là, la troisième force politique du pays sera fin prête à poursuivre ses efforts, à parachever sa dynamique et ce de façon présente durable, et à renforcer ses positions, car la résonnance se fait croissante dans l’opinion publique. Il ne s’agit pas seulement de défendre les petits oiseaux, les abeilles, les huîtres, les hérissons et autres espèces menacées de la faune et de la flore, ou de préférer une production d’énergie saine et une consommation mesurée au besoin et non au superflu ou au phénomène de mode, ou de préferer la quantité à la qualité, mais aussi de défendre une vision globale de la société, de notre communauté de vie, sur des thèmes que j’ai évoqué plus haut. L’écologie politique, c’est le logiciel intelligent pour gouverner nos territoires et accompagner nos vies au quotidien.

Europe Écologie, c’est l’innovation démocratique, l’ouverture de la sphère politique à la société civile, c’est ne pas se contenter de faire, à l’instar des formations conventionnelles (UMP, PS, MoDem …) de la politique pour les citoyens mais avec les citoyens. Après tout, qui mieux que les Français sait ce qui est bon pour eux !? Pour que les citoyens fassent à nouveau confiance aux politiciens, il serait temps, enfin, que les politiciens commencent à croire en les citoyens …


C’est un tournant historique. Des européennes aux régionales, l’écologie politique s’installe désormais comme un espace autonome dans le paysage politique français. Mais devant l’ampleur des défis auxquels doivent répondre nos sociétés, la consolidation est une nécessité absolue. Il faut nous inscrire dans la durée et honorer ce rendez-vous avec l’histoire sous peine de disqualifier notre critique de l’irresponsabilité de ceux qui ne font rien, à Copenhague ou ailleurs, parce qu’ils sont incapables de dépasser leur petits intérêts particuliers.
Nous avons besoin d’une structure pérenne et souple à la fois, capable d’élaborer des positions collectives et de porter le projet écologiste, sans s’abîmer dans la stérilité des jeux de pouvoir ou la folle tempête des égos en compétition.

Soyons clair : il est hors de question d’abandonner aux appareils de parti, cette dynamique de renouvellement politique et social. Cela reviendrait à nous installer au cimetière, déjà bien encombré, des espérances déçues. Je reconnais d’ailleurs que sous la pression des échéances électorales, nous avons trop longtemps repoussé la question de la forme de notre mouvement, au point de laisser le rêve en friche. Entre simple marque électorale et réseau purement virtuel, Europe Écologie est restée une projection, où chacun pouvait voir midi à sa porte. D’ailleurs, les résultats contrastés de nos listes au premier tour des régionales soulignent le succès de ceux qui ont respecté l’esprit du rassemblement face à ceux qui se sont contentés d’en appliquer formellement la lettre, le réduisant à une simple tactique d’ouverture. Sans en renier l’histoire récente, il est temps d’incarner l’écologie politique dans un corps nouveau, une forme politique largement inédite, décloisonnée, pour mener la transformation de la société

Abstention, populismes, clientélisme… Cette élection le prouve encore : depuis des décennies, le fossé n’a cessé de se creuser entre la société et le politique. Le divorce démocratique est profond entre des logiques partidaires complètement déracinées qui fonctionnent en hors-sol et une société active, diverse, créative mais sans illusion sur la nature et les formes du pouvoir qui s’exerce sur elle. Les partis politiques d’hier étaient de véritables lieux de socialisation et d’apprentissage de la cité. Mais aujourd’hui ils se réduisent le plus souvent à des structures isolées de la société, stérilisées par de strictes logiques de conquête du pouvoir, incapables de penser et d’accompagner le changement social, encore moins d’y contribuer.
Parti de masse caporalisé ou avant-garde éclairée de la révolution, rouge voire verte : ça, c’est le monde d’hier. Celui de la révolution industrielle et des partis conçus comme des machines désincarnées, sans autre objet que le pouvoir. Comme des écuries de Formule 1, ces belles mécaniques politiques peuvent être très sophistiquées et faire de belles courses entre elles, mais elles tournent en rond toujours sur le même circuit, avec de moins en moins de spectateurs.

Le mouvement politique que nous devons construire ne peut s’apparenter à un parti traditionnel. Les enjeux du 21e siècle appellent à une métamorphose, à un réagencement de la forme même du politique. La démocratie exige une organisation qui respecte la pluralité et la singularité de ses composantes. Une biodiversité sociale et culturelle, directement animée par la vitalité de ses expériences et de ses idées. Nous avons besoin d’un mode d’organisation politique qui pense et mène la transformation sociale, en phase avec la société de la connaissance. J’imagine une organisation pollinisatrice, qui butine les idées, les transporte et féconde d’autres parties du corps social avec ces idées. En pratique, la politique actuelle a exproprié les citoyens en les dépossédant de la Cité, au nom du rationalisme technocratique ou de l’émotion populiste. Il est nécessaire de « repolitiser » la société civile en même temps que de « civiliser » la société politique et faire passer la politique du système propriétaire à celui du logiciel libre.
Je n’oublie pas l’apport important des Verts pendant 25 ans pour défendre et illustrer nos idées dans la vie politique française. Néanmoins, non seulement la forme partidaire classique est désormais inadaptée aux exigences nouvelles de nos sociétés, mais je crois en outre que tôt ou tard, elle entre en contradiction avec notre culture anti-autoritaire, principe fondamental de la pensée écologiste. Ni parti-machine, ni parti-entreprise, je préférerais que nous inventions ensemble une « Coopérative politique » – c’est à dire une structure capable de produire du sens et de transmettre du sens politique et des décisions stratégiques. J’y vois le moyen de garantir à chacun la propriété commune du mouvement et la mutualisation de ses bénéfices politiques, le moyen de redonner du sens à l’engagement et à la réflexion politique.

Si cette Coopérative a évidemment pour objectif de décider collectivement aussi bien des échéances institutionnelles d’ici 2012 que des grandes questions de société, sa forme définitive n’est pas encore fixée. Il reviendra à ses membres d’en définir les contours, la structure et la stratégie. Ce débat doit être ouvert. Pour cela, j’appelle à la constitution de Collectifs Europe-Ecologie-22-mars. Constitués sur une base régionale ou locale pour éviter tout centralisme anti-démocratique, ces collectifs seront de véritables Agoras de l’écologie politique, modérées sur www.europeecologie22mars.org.

Leur principale mission étant de penser la structuration du mouvement, ils resteront une étape transitoire, qui devra céder la place à la Coopérative qu’ils auront contribué à construire. Pendant toute la durée de leur existence, ils respecteront un principe de double appartenance, pour les associatifs, les syndicalistes et même ceux qui sont encartés dans un parti politique. Parce qu’on peut être vert, socialiste, cap21, communiste, que sais-je encore, et partie prenante de cette dynamique collective. Encore une fois, l’important est moins d’où nous venons, mais où nous voulons aller, ensemble. C’est l’esprit même du rassemblement qui a fait notre force, cette volonté de construire un bien commun alternatif.
Le moment venu, chaque membre de la Coopérative votera pour en consacrer démocratiquement la naissance. Jusqu’ici, Europe Écologie s’est contenté d’être un Objet politique assez inclassable. L’enjeu de la maturité, c’est sa métamorphose en véritable Sujet politique écologiste autonome, transcendant les vieilles cultures politiques
“.  Dany COHN-BENDIT

Retrouvez l’appel du 22 mars ici !

et sur le site de Libération

Indiscutablement, Europe Écologie a transformé l’essai et est devenue, naturellement, durablement, la troisième force politique en France, après moins d’une année d’existence. Le Mouvement Démocrate, après trois ans d’existence, s’est littéralement effondré. Ce parti, né de feue l’UDF, force de gouvernement menée par Valéry Giscard d’Estaing, Jean Lecanuet puis François Bayrou, ne pèsera dans aucun exécutif régional. Il convient également de considérer que l’extrême-droite reste tenace, quoique divisée, et que la véritable victoire est celle de l’abstention. Je ne ferai pas l’éloge de l’abstentionnisme, j’ai toujours considéré que le droit de vote conférait aussi celui de râler et de se plaindre auprès de ses élus lorsque l’on n’est pas satisfait d’eux.

Mais je ne crois pas pour autant que le vote doit être rendu obligatoire. Cela serait une grave atteinte à ce qui est, plus qu’un droit, une liberté. Ce serait du totalitarisme et ne ferait qu’augmenter la défiance des citoyens envers le monde politique. Ségolène Royal, durant sa campagne présidentielle, voulait obliger les travailleurs à se syndiquer. Certes, lorsque les syndicats ne représentent pas même 10 % de la population active, la logique voudrait que le Gouvernement ne leur accorde pas même 10 % de son attention … mais je digresse. Il y a deux catégories de personnes, dans ce sens : les citoyens et les abstentionnistes. Mais en quoi obliger tout le monde à exercer sa citoyenneté changerait-il quoi que ce soit !? On ne demanderait plus au citoyen de comprendre et d’approuver ou de rejeter tel ou tel programme de tel ou tel candidat ! En cas d’abstention supérieure au tiers des inscrits, je proposerai plutôt pour ma part que le scrutin soit annulé et reconduit. Car si nos concitoyens s’abstiennent, c’est en partie parce qu’ils ne comprennent souvent pas les enjeux profonds qui se présentent à eux. C’est donc un échec avéré du monde politique, qui ne parvient pas – voire ne cherche guère – à les leur faire comprendre. Et si nos concitoyens ne comprennent pas tout, ce n’est certes pas qu’ils soient des imbéciles, c’est parce que les choses se présentent à eux de façon complexe et peu avenante. Les politiciens doivent éclairer les citoyens, c’est leur rôle premier. Mais cela n’exonère pas les citoyens de s’éclairer par eux-mêmes. C’est pourquoi je crois en la démocratie renouvelée qui appelle à une forte participation citoyenne. Je propose ainsi la mise en place de systèmes d’expertise indépendants saisie par les citoyens, le déroulement d’auditions publiques, l’obligation pour les élus de rendre des comptes réguliers à leurs administrés de façon intelligible par tous, et de considérer le vote blanc pour la valeur que lui confère les électeurs qui en usent.

A cause de cette considérable abstention, il n’est guère aisé de savoir ce que signifient réellement les scores des uns et des autres. Notre démocratie est malade. Malgré cela, il est clair que Europe Écologie affirme la véritable alternative à la politique de Nicolas Sarkozy, quand le Parti socialiste, qui dispose pourtant de vingt exécutifs régionaux sur vingt-deux aux quatre coins de l’Hexagone, n’a pas été foutu capable de représenter un contre-pouvoir réellement efficace, ses “barons” étant trop occupés à s’entretenir au coeur de leurs “fiefs”,  incapables de coordonner leur action politique à l’échelle du pays.

Clairement, l’enjeu présidentiel qui a mené cette élection régionale, tant au sein de l’UMP et du PS que des électeurs, amène à l’évidence : le PS ne pourra pas gagner seul l’élection présidentielle. Europe Écologie devient un partenaire incontournable. Et ce n’est pas le MoDem qui pourrait le reprocher à cette jeune formation, s’étant lui-même dangereusement rapproché du PS, ce qui explique en partie son cuisant échec. Cela fait cinq scrutins successifs que François Bayrou chute (difficiles présidentielles, législatives, municipales, européennes et régionales). Les cantonales seront désespérantes et la prochaine présidentielle sera sans doute son dernier calvaire, auquel il arrivera en lambeaux. Après cela, le MoDem fera pschiiiiit, s’il ne s’est pas totalement disloqué d’ici là. Je veux bien entendre que d’autres s’en sont sortis avec succès après une période très difficile, mais la foi à ce niveau-là devient de l’aveuglement sectaire et complètement déconnecté, si j’ose le jeu de mots facile, des réalités qui s’imposent pourtant brutalement. C’est de la pure aliénation !

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Claude Taleb intervient et les messages sont clairs, lourds de sens … il les égrène et j’ai du mal à tous vous les retranscrire … florilège :

“Nous avons été sérieux, créatifs, produisant un programme qui fait référence, qui a été copié, et ça ne nous dérange pas : nous avons clairement une sacrée longueur d’avance sur les propositions !”

“Tous nos concurrents commencent à se saisir des questions écologiques : bonne nouvelle !”

“La partie est bien engagée, et nous ne sommes pas encore arrivés au bout : tous les indicateurs sont au rouge en Haute-Normandie ! Surface agricole utile consacrée à l’agriculture bio, 11 % des cancers pour 3 % de la poluation française, les PCB empoisonnent les sardines de la Région” (le Préfet en a ordonné l’interdiction de la pâche).

“Nous avons perdu 1,5 fois plus d’emplois que la moyenne nationale, nous battons les records de chômage. La Haute-Normandie est la preuve vivante d’une société qui ne respecte pas ses habitants ! C’est insupportable !”

“La Droite écolo ? Pour l’EPR, pour le terminal méthanier, pour le contournement Est de l’agglo de Rouen, spécialiser la Région dans la profusion de l’énergie au lieu de la décroissance de l’empreinte écologique … (…) L’alliance avec Chasse-Pêche-Nature & Traditions est un soutien aux braconniers, et le Préfet regarde ailleurs …”

“Bruno Le Maire est le ministre du productivisme agricole !”

“Bruno Le Maire, nous a expliqué  qu’il irait avec Laurent Fabius voir Borloo pour défendre la contournement Est de Rouen, traversant une zone classée Natura2000 …”

“La liste UMP ? La concurrence déloyale …”

“Le Front de Gauche : soucieux de servir des repas bio dans les cantines mais, en même temps, promeut l’implantation du projet d’usine d’engrais chimiques du groupe russe Uralchem, qui est une menace flagrante pour l’environnement, la santé …”

“Les socialistes … et leur tête de liste : ils veulent changer les modes de déplacement. Ils veulent étudier la pertinence de réouvrir la ligne ferroviaire entre Rouen et Evreux, mais multiplie les projets d’infrastructures routières”.

“Derrière Alain Le Vern, c’est les choix de Laurent Fabius qui sont mauvais et contradictoires”.

“S’entendre avec l’UMP, c’est inimaginable. Avec les partenaires de Gauche, c’est difficile, mais nous les forcerons à abandonner des projets tels que le dossier Uralchem. Alain Le Vern évoque l’écologie punitive, attaquant frileusement Europe Ecologie. Je le dis à Alain Le Vern : il se trompe de danger. Ce n’est pas l’écologie, le danger, c’est l’économie de la double-peine, l’économie punitive, qui maltraite les territoires et les humains. Qu’il prenne réellement son bâton de pèlerin écolo et qu’il lutte contre cette économie-là”.

“Tordons le cou à une idée reçue : nous ne sommes pas contre l’industrie, mais nous sommes pour le développement des industries d’avenir !”

Claude précise encore : “Grâce à la gestion d’Alain Le Vern qui n’a quasiment pas investi, nous avons les moyens de mettre en place un véritable plan-Marshall en faveur du logement !”

… et de conclure : “La Droite est partie perdante, elle a déjà perdu ! Mais le match n’est pas terminé, il nous reste 10 jours. Propagez le vote Europe Ecologie !!”

Eva rappelle, avec une humilité qui lui appartient si bien, l’importance de l’action du groupe des parlementaires européens Verts (dont elle est), sur “l’horrible accord entre la Droite et les socialistes qui ont décidé de se partager les postes. Elle évoque les deux postes de Députés européens qui ont été désignés parmi les parlentaires français, et qui ne sont pas élus par les citoyens.

Elle s’en prend à François Pérolle ou encore à Michel Pébreaud, patron de la BNP et conseiller de Nicolas Sarkozy. “La BNP joue en France le rôle de Goldman & Sachs. Après que les fonds publics aient renfloué les banques, on constate les dégâts. Cela est cynique. Nous n’aimons pas les salaires que donne la France aux dirigeants de la BNP“.

La finance se porte bien, surtout les amis de Sarkozy. Cette arrogance est insupportable“.

Michel Pébreaud a prétendu dans un entretien téléphonique à Eva qu’elle commettait un dérapage éthique en s’occupant de lui (rappelons qu’elle était magistrate s’illustrant dans la lutte contre la corruption). Elle lui a répondu que si l’un d’eux commettait un tel dérapage, elle doutait que ce soit elle.

Elle dénonce les paradis fiscaux qui continuent à détruire les institutions des pays en voie de développement. Ils servent à blanchir les fonds de la criminalité ordinaire et pour établir des structures permettant aux plus riches d’échapper à l’impôt.

En France, 8 %, c’est le taux d’imposition des grandes entreprises, contre 30 % pour les PME, dénonce-t-elle : “C’est une injustice à l’intérieur de notre pays et vis-à-vis des pays du Sud, minorant l’assiette des impôts dans les pays africains au bénéfice des îles Caïman, en premier lieu“.

Nous sommes pour la bonne gouvernance dans les régions, dans l’Etat et en Europe“.

Attaquant la réforme de la Justice qui n’incrimine pas la délinquance financière : “Nous sommes contre la suppression de la HALDE, de la CIMADE, des Cours Régionales des Comptes et des juges d’instruction …

La réforme de la Justice en France, c’est faire comme Berlusconi en Italie. Nous défendrons les contre-pouvoirs“.

Elle termine avec une citation de Nicolas Sarkozy : “Il faut rendre constructibles les zones inondables (…), il faut sortir du respect d’une réglementation de plus en plus pesante“.

Les applaudissements fusent, et l’ambiance est quasi-féérique. La salle est définitivement conquise, et c’est carrément bon !!

Hélène rappelle l’intervention de Dany Cohn-Bendit au Parlement Européen (ou elle siège avec Eva) lors de l’investiture de la Commission Barroso, et souligne la capacité de résistance des parlementaires européens Verts.

Nous sommes tous comptables de la crise morale généralisée. Il faut réconcilier le mode de développement avec la nature, réconcilier nos propres vies avec les promesses de vie faites à nos enfants, dégager les individus de cette course folle, dans cette société bouffée par la peur, on a la trouille et l’angoisse. Nous avançons assez franchement vers quelque-chose de totalitaire. Le moment est grave“.

Eva incarne la caution morale, José incarne la résistance, Dany incarne la possibilité de la diversité dans le rassemblement”, rappelle-t-elle. Mais tout cela n’est encore qu’une promesse, tout n’est pas réalisé, alors “le 14 mars, lâchez-vous ! Votez pour Claude Taleb !!

Stéphane Martot accueille alors Eva Joly …

Etienne Noël souligne le dépôt d’une requête devant le Tribunal administratif de 38 détenus ayant été emprisonnés à la prison de Rouen afin de demander à l’Etat une indemnisation pour ces détenus compte tenu des conditions de détention inacceptables.

Il rappelle l’importance des droits humains au coeur de l’écologie politique.

Du fric aux légumes bio, tel est le parcours de Perrine, qui a bien écouté son papa, nous confie-t-elle. “Tu n’as qu’à faire du droit (…), ça mène à tout !” Ancienne juriste internationale, elle est devenue maraîchère bio.

De l’emploi et du lien social, parmi d’autres thématiques, elle insiste sur le rôle primordial de la société civile au sein de cette liste d’Europe Ecologie, rappelant en particulier “les ateliers programmatiques que nous avons établis dès septembre pour définir le projet d’Europe Ecologie en Haute-Normandie avec le concours de tous les citoyens, bienvenus, qui y ont participé. C’est ça, la démocratie !“, affirme-t-elle.

Nous ne parlons pas seulement d’une campagne électorale, mais d’un nouveau projet de société. Le modèle actuel nous mène droit dans le mur. Il est difficile d’être pionniers. Hier baba, aujourd’hui bo-bo, notre objectif demeure un vrai projet de société, durable et respectueux“, conclut-elle.

Avec sa bonne humeur et sa décontraction habituelles, elle enchante littéralement l’atmosphère ! La salle, de plus en plus, est conquise …

Stéphane Martot appelle Etienne Noël, avocat pénaliste, dont la cause est celle des détenus, plaçant l’humain au coeur de son discours.

Laure Leforestier, candidate représentant Cap21 sur la liste menée par Claude Taleb, rappelle ce rêve de réunir le MoDem (dont elle a fait partie) et Europe Ecologie.

Le discours de Corinne et d’Hélène a été le même : même constat, même diagnostic, même perspectives“. Elle rappelle ainsi que nous avons rencontré (je faisais partie de cette fine équipe de chroniqueurs), au sein d’une équipe de blogueurs, Corinne Lepage et Hélène Flautre lorsque nous avons mis en place un blog collectif hébergé par Paris-Normandie lors des élections européennes au printemps 2009.

Il y a fort à parier que beaucoup de fédérations de Cap21 rallieront encore, en plus de celles qui ont déjà rallié Europe Ecologie, rejoindront le mouvement dans les jours à venir“, assène-t-elle.

Après le 22 mars, c’est un nouveau chapitre d’Europe Ecologie qui s’ouvrira”, conclut-elle.

Stéphane Martot passe la parole à Perrine Hervé-Gruyer, tête de liste dans l’Eure.

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