… and your target, Pastor Terry Jones, is not the good one.

Just think, man of God, to always look the bright side of life …

Après avoir “commis” depuis quelques mois (voire quelques années, si je prend en compte le lancement de “RadVox” …) mes faits (en deux mots !) d’armes et de tribunes sur la blogosphère, je constate l’absence, à travers mes alertes Gougueule et mon Gougueule Reader, de la notion de “démocratie verte” en France … La Suisse ou le Canada, par exemple, évoquent cette formulation avec un sens qui semble commun au mortel (et non pas mortel pour celui qu’on appelle communément le “commun des mortel” …) lambda (et non pas lambada).

Ainsi, se crée le collectif éponyme, jouissant également de l’homonymie. Cette organisation, rassemblement d’hommes et de femmes militant pour une organisation territoriale fédéraliste, pour l’écologie politique et pour la démocratie pluraliste (et non bipartisane), s’engage dans une citoyenneté collective et établit des propositions précises sur des questions concrètes, convaincue que la masturbation intellectuelle ne mène à rien sinon à la surdité intellectuelle et que le temps de l’action suit toujours celui de la réflexion, les deux s’harmonisant plutôt bien quand la stratégie idoine est déployée.

Le club informel “Démocratie verte” se structure donc jusqu’à l’automne, moment à partir duquel la forme qu’il donnera à son engagement se confrontera à la rencontre et au débat publics.

Pas à pas, semis après semis, saison après saison, le projet qui se dessine depuis le début des années 90 si l’on considère ses premières racines, ajoutera de nouveaux bourgeons à un objectif citoyen volontariste.

Je ne l’ai pas peu dit : chacun(e) fait de la portée de son regard la limite du monde … voyons quel horizon se cache derrière les perspectives, voyons quelles perspectives nous dessinerons dans les verticales, les diagonales, les transversales … et les horizontales. Aux stratégies de l’Echiquier, je préfère celles de la Sphère … les lignes ne finissent jamais fini de bouger. A l’art de l’équilibrisme, je préfère des acrobaties plus évolutives. Je persiste à m’engager dans cette voi-x/-e.

L’une de mes premières constatations a été la présence de francophones, plus forte que je ne le pensais. J’ai établi le contact avec plusieurs réseaux d’activistes, dont le collectif « Climate Collective », présents notamment à la manifestation qui a abouti devant le Ministère de la Défense pour appeler à agir en faveur des réfugiés climatiques.

Le KlimaForum est plus modeste que je ne pensais. Néanmoins, les ateliers et groupes de travail qui y sont présents sont très enrichissants, et expriment avec brio les atouts de la démocratie participative, en particulier dans un contexte mondial qui rassemble des individus du monde entier. Nous n’avons sans doute pas pesé grand-chose, mais nous y étions. Moralement, c’est essentiel.

Les nombreux séminaires internationaux, forums, &c auxquels je participe depuis des années me rappellent sans cesse combien il est important de se rencontrer entre citoyens de différents pays.

Peu de facilités pour retrouver tel ou tel organisme (le programme officiel indique les dates, heures et lieux de rencontres, le point d’information des activistes (jouxtant la yellow room) l’agenda des actions à travers la ville mais les quelques stands présents me paraissent bien insuffisants. On aurait pu imaginer un « NGO Village », par exemple.

J’ai réussi à apprendre dans quel entrepôt squattaient certains de mes concitoyens activistes, mais aucune indication plus précise sur place (je ne dirai pas tout ici, vous vous en doutez bien !) … mesure de précaution, sans doute, vu que la police danoise a la réputation d’être assez violente. Les images glanées aux infos ou sur les caméscopes de quelques contacts établis sur place sont en effet assez révélatrices …

Je me suis fait prendre en photo par un jeune photographe autrichien vivant à Berlin, et qui propose un concept : écrire sur un bandeau adhésif, que l’on se colle sur la bouche, le ou les mots qui évoquent la raison de la présence du sujet photographié (à court d’idée, j’ai juste rédigé : « France for sustainability ! », mais j’aurais peut-être du signer « Cap21 », en y repensant …)

J’ai toujours trouvé intéressant de faire valoir la création artistique (représenté sur un site annexe du KlimaForum) dans ce genre de manifestations. C’est une bonne façon, selon moi, de faire vivre l’art, d’une part, et d’illustrer un engagement, d’autre part. Et puis c’est une formule d’expression pacifiste, ce qui est une excellente solution !

On peut s’efforcer de participer à la révolution des mentalités autrement que par la violence et la colère que l’on peut vouloir exprimer n’est pas forcément moins forte. C’est peut-être une forme de lutte moins efficace à terme immédiat, mais elle n’est pas nouvelle cependant, et je ne crois pas que le but des actions soit de susciter le rejet mais bien l’adhésion des foules. Car, en démocratie, et contre le totalitarisme de certains lobbies qui voudraient tuer le pouvoir politique, voire l’asservir, c’est la mobilisation populaire qui peut et qui doit l’emporter ! Face aux matraques des lobbies, les lentilles des caméras et des appareils-photo, entre autres, peuvent être des armes redoutables. Ainsi, je crois que les artistes, comme les médias, ont un rôle citoyen majeur. Les premiers sont engagés, les seconds généralement plus neutres (quoique …), mais les uns et les autres sont des vecteurs d’opinion. La culture est bel et bien un pilier de la démocratie !

Al Gore, Naomi Klein, Desmond Tutu, Ban Ki Moon ce soir lors de la Earth Hour organisée par le WWF, beaucoup de rencontres passionnantes. Avec des militants inconnus parmi la foule, également. Le carnet d’adresses s’est vite rempli ! Mais ma rencontre la plus frappante a été avec Billy McKibben, du mouvement 350.org et Mohamed Nasheed, le Président des Maldives (les organisateurs auraient pu mettre une estrade derrière le pupitre, soit dit en passant, cela aurait évité à Nasheed de se prendre les micros dans le nez…). Mais les images et les liens parlent mieux qu’un long discours …

President Mohamed Nasheed (Maldives)

La plupart des chefs d’État sont arrivés aujourd’hui, et se réunissent jusqu’à vendredi. Nous verrons ce que les négociations vont donner. Ce qu’il faut retenir, selon moi, c’est deux choses. En premier lieu, les négociations ont évidement déjà débutées avec des haut-fonctionnaires. Et c’est là que le bas blesse et que l’on arrive à ma seconde remarque. En effet, les politiciens ne doivent pas simplement convaincre les électeurs. Ils doivent surtout, une fois élus, s’assurer de garder les commandes en main et convaincre les fonctionnaires qui sont chargés d’expertiser la faisabilité des volontés politiques affichées, et les mettre effectivement en oeuvre en faisant preuve d’autant de volonté, d’imagination, de créativité, d’innovation que les leaders politiques élus dont ils dépendent. Le pouvoir détenu par les fonctionnaires est colossal car, après tout, ce sont eux qui gèrent ce que les dirigeants ont décidé. Et quand les négociations sont entamées par les fonctionnaires, on peut facilement voir disparaître des questions essentielles, comme par exemple, ici, la problématique de l’eau ou celle des migrations climatiques.

Encore une chose à retenir pour aujourd’hui, mais cela est très bien expliqué par le mouvement 350.org : si les objectifs proposés à Copenhague sont atteints en termes de réduction des émissions de CO2, ce n’est pas 350 ppm (contre un constat de 387 aujourd’hui), mais près de 770 ppm que nous constaterons dans l’atmosphère sous peu ! C’est dire que tout ce qu’il se passe à Copenhague ces jours-ci ne suffit pas, et que les efforts à fournir sont encore immenses. Mais il en va de notre survie … Il y a quelques dizaines d’années, on pouvait dire que l’on ne savait pas si tel ou tel volume était dangereux ou non. Aujourd’hui, on ne peut nier l’évidence scientifique, et surtout on ne peut négocier avec la nature.

350 is survival” …

La chose avait commencé simplement. J’avais annoncé sur mon blog Stradefi en septembre dernier que je confirmais les propos que j’avais pu tenir lors de la campagne européenne et au lendemain du 7 juin, appelant au rassemblement, dans toutes les régions de France, des Démocrates et d’Europe Ecologie, afin de conduire dans ce pays une troisième force politique qui, en corrélation avec les thèses d’Anthony Giddens, non seulement proposerait une alternative crédible au clivage archaïque qui font notre système bipartiste (Gauche/Droite), mais de surcroît se trouverait inscrite elle-même dans une diversité politique forte.

J’ai multiplié les signes, sur la toile (blogs, twitter, créant les Green Democrats sur facebook …) au sein du Mouvement Démocrate en tant que membre de Cap21, mais soit l’indifférence, soit le mépris, soit la frilosité, soit l’alchimie de ces ingrédients auquels on en ajoute un ou deux autres dont on garde bien au chaud le secret (très éventé, toutefois …), ont fait que dans la région Haute-Normandie, le rapprochement ne s’est pas fait. Toutes les conditions étaient réunies, mais, en gros, le problème majeur, outre le fait que le président de fédération du MoDem de Seine-Maritime siége dans la majorité du Maire UMP du Havre (pas la ville la plus écolo de l’Hexagone …), résidait essentiellement dans la volonté du MoDem de traiter d’égal à l’égal avec Europe Ecologie en Haute-Normandie.

Et encore, il a fallu marteler, pour faire comprendre les erreurs d’analyse, qu’il s’agissait d’Europe Ecologie car les opposants, ou les frileux, les timides, les “droitistes” & co. parlaient encore des “Verts” … non contents de n’avoir rien compris à l’écologie, ils ne saisissaient pas la différence entre les Verts et Europe Ecologie. Pourtant, les scores des Verts aux législatives et ceux d’Europe Ecologie aux européennes peuvent facilement laisser penser que l’on ne peut pas ne pas comprendre la différence et ne pas faire le distinguo qui s’impose, et qui est, de façon très honnête, imposé par les Verts eux-mêmes. Cela n’est pas nouveau que je considère les Verts comme le parti qui sait garder la tête froide et faire, surtout, preuve d’humilité. D’autres devraient en prendre de la graine …

Ainsi, vouloir traiter d’égal à égal quand d’un côté, on est un parti qui se veut démocrate et que, de l’autre, on est une plate-forme opérant un large rassemblement (des socialistes de Convergence-s, des Verts, des écolos d’autres souches, y compris Cap21, des individus issus de ce qu’il est convenu d’appeler la “société civile” (nous sommes tous la société civile, à moins de n’être militaire), c’est ne pas comprendre la nature même de ce qui se joue, politiquement parlant.

Vouloir traiter d’égal à égal quand on a fait à peine plus de la moitié du score électoral du partenaire potentiel, c’est nier le rapport de force défavorable et se comporter d’une façon arrogante assez détestable. Surtout quand on prend soin d’ajouter que, dans le cas inverse, on ne traiterait pas d’égal à égal … là, c’est carrément du mépris !

Ainsi donc, la grenouille vit ce boeuf … ça vous rappelle quelque-chose ?

Certes, nous sommes dans le domaine de la fable. D’ailleurs, aujourd’hui, les choses sont claires sur la question de l’alliance : acta est fabula ! Cette pièce-là est jouée, sans conteste. Nous arrivons déjà à la présentation de la suivante.

Nyhavn

Et j’arriverai bientôt à Copenhague pour prendre en route le sommet des Nations-Unies pour le climat. J’y resterai quelques temps, prendrai du son pour Radio HDR, couvrirait également l’évènement par la photo, la vidéo, et mes billets que vous trouverez ici, sur ce blog que je consacre à l’idée de “démocratie verte”, comme je l’intitule.

Je vous donne rendez-vous en début de semaine prochaine pour un premier ressenti à chaud, sur place.

D’ici là, bon week-end à tous et à chacun, et merci de visiter ce blog et de le faire connaître.

SE

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