Après avoir “commis” depuis quelques mois (voire quelques années, si je prend en compte le lancement de “RadVox” …) mes faits (en deux mots !) d’armes et de tribunes sur la blogosphère, je constate l’absence, à travers mes alertes Gougueule et mon Gougueule Reader, de la notion de “démocratie verte” en France … La Suisse ou le Canada, par exemple, évoquent cette formulation avec un sens qui semble commun au mortel (et non pas mortel pour celui qu’on appelle communément le “commun des mortel” …) lambda (et non pas lambada).

Ainsi, se crée le collectif éponyme, jouissant également de l’homonymie. Cette organisation, rassemblement d’hommes et de femmes militant pour une organisation territoriale fédéraliste, pour l’écologie politique et pour la démocratie pluraliste (et non bipartisane), s’engage dans une citoyenneté collective et établit des propositions précises sur des questions concrètes, convaincue que la masturbation intellectuelle ne mène à rien sinon à la surdité intellectuelle et que le temps de l’action suit toujours celui de la réflexion, les deux s’harmonisant plutôt bien quand la stratégie idoine est déployée.

Le club informel “Démocratie verte” se structure donc jusqu’à l’automne, moment à partir duquel la forme qu’il donnera à son engagement se confrontera à la rencontre et au débat publics.

Pas à pas, semis après semis, saison après saison, le projet qui se dessine depuis le début des années 90 si l’on considère ses premières racines, ajoutera de nouveaux bourgeons à un objectif citoyen volontariste.

Je ne l’ai pas peu dit : chacun(e) fait de la portée de son regard la limite du monde … voyons quel horizon se cache derrière les perspectives, voyons quelles perspectives nous dessinerons dans les verticales, les diagonales, les transversales … et les horizontales. Aux stratégies de l’Echiquier, je préfère celles de la Sphère … les lignes ne finissent jamais fini de bouger. A l’art de l’équilibrisme, je préfère des acrobaties plus évolutives. Je persiste à m’engager dans cette voi-x/-e.

La chose avait commencé simplement. J’avais annoncé sur mon blog Stradefi en septembre dernier que je confirmais les propos que j’avais pu tenir lors de la campagne européenne et au lendemain du 7 juin, appelant au rassemblement, dans toutes les régions de France, des Démocrates et d’Europe Ecologie, afin de conduire dans ce pays une troisième force politique qui, en corrélation avec les thèses d’Anthony Giddens, non seulement proposerait une alternative crédible au clivage archaïque qui font notre système bipartiste (Gauche/Droite), mais de surcroît se trouverait inscrite elle-même dans une diversité politique forte.

J’ai multiplié les signes, sur la toile (blogs, twitter, créant les Green Democrats sur facebook …) au sein du Mouvement Démocrate en tant que membre de Cap21, mais soit l’indifférence, soit le mépris, soit la frilosité, soit l’alchimie de ces ingrédients auquels on en ajoute un ou deux autres dont on garde bien au chaud le secret (très éventé, toutefois …), ont fait que dans la région Haute-Normandie, le rapprochement ne s’est pas fait. Toutes les conditions étaient réunies, mais, en gros, le problème majeur, outre le fait que le président de fédération du MoDem de Seine-Maritime siége dans la majorité du Maire UMP du Havre (pas la ville la plus écolo de l’Hexagone …), résidait essentiellement dans la volonté du MoDem de traiter d’égal à l’égal avec Europe Ecologie en Haute-Normandie.

Et encore, il a fallu marteler, pour faire comprendre les erreurs d’analyse, qu’il s’agissait d’Europe Ecologie car les opposants, ou les frileux, les timides, les “droitistes” & co. parlaient encore des “Verts” … non contents de n’avoir rien compris à l’écologie, ils ne saisissaient pas la différence entre les Verts et Europe Ecologie. Pourtant, les scores des Verts aux législatives et ceux d’Europe Ecologie aux européennes peuvent facilement laisser penser que l’on ne peut pas ne pas comprendre la différence et ne pas faire le distinguo qui s’impose, et qui est, de façon très honnête, imposé par les Verts eux-mêmes. Cela n’est pas nouveau que je considère les Verts comme le parti qui sait garder la tête froide et faire, surtout, preuve d’humilité. D’autres devraient en prendre de la graine …

Ainsi, vouloir traiter d’égal à égal quand d’un côté, on est un parti qui se veut démocrate et que, de l’autre, on est une plate-forme opérant un large rassemblement (des socialistes de Convergence-s, des Verts, des écolos d’autres souches, y compris Cap21, des individus issus de ce qu’il est convenu d’appeler la “société civile” (nous sommes tous la société civile, à moins de n’être militaire), c’est ne pas comprendre la nature même de ce qui se joue, politiquement parlant.

Vouloir traiter d’égal à égal quand on a fait à peine plus de la moitié du score électoral du partenaire potentiel, c’est nier le rapport de force défavorable et se comporter d’une façon arrogante assez détestable. Surtout quand on prend soin d’ajouter que, dans le cas inverse, on ne traiterait pas d’égal à égal … là, c’est carrément du mépris !

Ainsi donc, la grenouille vit ce boeuf … ça vous rappelle quelque-chose ?

Certes, nous sommes dans le domaine de la fable. D’ailleurs, aujourd’hui, les choses sont claires sur la question de l’alliance : acta est fabula ! Cette pièce-là est jouée, sans conteste. Nous arrivons déjà à la présentation de la suivante.

Nyhavn

Et j’arriverai bientôt à Copenhague pour prendre en route le sommet des Nations-Unies pour le climat. J’y resterai quelques temps, prendrai du son pour Radio HDR, couvrirait également l’évènement par la photo, la vidéo, et mes billets que vous trouverez ici, sur ce blog que je consacre à l’idée de “démocratie verte”, comme je l’intitule.

Je vous donne rendez-vous en début de semaine prochaine pour un premier ressenti à chaud, sur place.

D’ici là, bon week-end à tous et à chacun, et merci de visiter ce blog et de le faire connaître.

SE

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